Généralités

Sur la rampe de l’émergence 

Le Sénégal s’est engagé sur la trajectoire de l’émergence en optant dès 2014 pour un nouveau modèle de politique économique et sociale dénommé Plan Sénégal Emergent aux fins de dynamiser son expansion économique et d’améliorer le bien-être des populations.

Cependant, la vision d’un « Sénégal émergent en 2035 avec une société solidaire dans un Etat de droit » repose en priorité sur la stabilité du pays.

  • La stabilité politique, la protection des droits fondamentaux et la diversité culturelle, atouts majeurs pour l’émergence économique

Le Sénégal place l’efficacité économique et financière, la participation des populations locales, la protection des droits fondamentaux des hommes et des femmes et la protection de l’environnement au rang des principes devant accompagner le processus de développement. Il a érigé une administration centrale solide et compétente avec un arsenal législatif bien établi ; ce qui lui a permis d’être classé dans le groupe des pays à risque modéré selon l’indicateur de la qualité globale des institutions (ICRG, 2017).

Pour consolider ces acquis, des mesures importantes ont été prises pour améliorer le cadre juridique et réglementaire à travers, entre autres, la ratification des instruments internationaux de protection des droits humains et la promotion des libertés d’association et de presse.

La stabilité des processus politiques et la sérénité des transitions démocratiques font
partie des points forts du pays. Elles sont indispensables pour assurer le bien-être des personnes et attirer les investissements. Le Sénégal se distingue aujourd’hui par une stabilité politique et sociale exemplaire.

Par ailleurs, le pays a su préserver une diversité culturelle, des liens sociaux forts et un certain degré de confiance de la population envers les institutions publiques. Le pays compte différentes ethnies dont une majorité de Wolofs (32%), des Sérères, Peulhs, Toucouleurs, Diolas, Mandingues, Mandjack, , Syro-Libanais, etc. qui se côtoient chaque jour dans toutes les sphères socio-économiques sans discrimination aucune. De la même manière, la prédominance de l’Islam au sein de la population n’en laisse pas moins une part belle à d’autres croyances religieuses dans une société où musulmans et chrétiens se distinguent à peine.

Ce climat de paix et de sécurité constitue un atout non négligeable pour conduire le pays vers la voie de l’émergence.

A cet égard, différentes initiatives de développement ont été menées à travers des projets, programmes et réformes au bénéfice des populations en majorité jeunes qui constituent un potentiel de croissance considérable.

  • La dynamique de l’économie sénégalaise

L’expansion économique du Sénégal repose sur plusieurs facteurs aussi bien internes qu’exogènes. Il en va ainsi de l’intégration et du partage des effets de synergies à travers l’UEMOA et la CEDEAO sans compter son option pour une coopération efficace avec les agendas 2030 et 2063. Au plan international, il convient également de relever la contribution de la diaspora sénégalaise au développement du pays. Ainsi, les transferts des migrants vers le Sénégal sont passés de 971,4 milliards de francs CFA en 2015 à 1 103,8 milliards en 2017 et sont de loin supérieurs à l’aide publique au développement.

Au plan interne, l’option prise par l’Etat d’améliorer l’environnement des affaires et d’engager des réformes sectorielles pour libérer le potentiel de croissance commence à porter ses fruits avec un taux de croissance de plus de 6% en moyenne.

L’augmentation des investissements publics dans les infrastructures économiques et sociales (énergie, éducation, BTP) a également contribué à placer le Sénégal parmi les pays à croissance rapide de l’Afrique sub-saharienne.

Toutefois, l’investissement qui s’inscrit sur une tendance haussière, avec une croissance moyenne de 7,6% sur la période 2014-2018 contre 5,4% sur la période antérieure, est principalement porté par le dynamisme de l’investissement privé. Cette tendance se confirme d’autant que certains secteurs d’activités stratégiques devraient davantage être explorés à l’avenir. Il en est ainsi du secteur des BTP mais également du transport qui participent de la nouvelle dynamique urbaine enclenchée par l’Etat.

  • Les pôles urbains, une option de gestion urbaine

A l’instar de ses voisins ouest-africains, le Sénégal est marqué par une urbanisation rapide et mal maîtrisée caractérisée par une forte concentration de populations, d’activités et d’infrastructures dans la frange ouest et le centre du pays : Dakar représente 0,3% du territoire national mais abrite près de 25% de la population sénégalaise, 80% des activités économiques du pays et 39,5% des unités économiques suivie des régions de Thiès, Diourbel, Kaolack.

Fort de ce constat, l’Etat a mis en place, à travers le PSE, 27 projets phares implantés progressivement et en fonction de la vocation économique de la zone concernée sur tout le territoire national. Ils s’inscrivent dans une démarche de développement plus équilibré, de promotion des terroirs et de pôles économiques viables afin de stimuler le potentiel de chaque région.

Dans cette optique, les pôles urbains apparaissent comme un outil d’aménagement permettant à l’Etat de planifier et de réaliser des infrastructures, des équipements, de l’habitat, et des activités dans une zone déterminée en vue d’établir où de rétablir l’équilibre nécessaire à un développement urbain harmonieux et durable capable de propulser le pays vers l’émergence.

Plusieurs zones sont ainsi ciblées pour l’implantation des nouveaux pôles urbains dont la réalisation est planifiée en plusieurs phases. Le premier zonage concerne l’axe Dakar/Thiès/Mbour avec les pôles de Diamniadio, Lac rose, Daga Kholpa-Diass-Kirène, Yène, Diacksao-Bambilor, Deni Biram Ndao.

Le second zonage concerne les régions de l’intérieur pour développer et renforcer les capitales régionales et les villes secondaires stratégiques. Il s’agit de 23 pôles urbains répartis dans les douze autres régions (14 régions au total).

De manière effective la réalisation du pôle de Diamniadio est très avancée, les travaux ayant été engagés depuis mai 2014. Le pôle de Daga Kholpa (2870 ha), à cheval entre la région de Dakar et celle de Thiès, avec notamment la commune de Diass (AIBD), est également en bonne voie.

  • LE POLE URBAIN DE DIAMNIADIO : DE LA VISION A LA REALITE

Diamniadio est la première expérience de pôle urbain menée par le Sénégal. Il est situé à une vingtaine de kilomètres du nouvel Aéroport International Blaise Diagne et est construit sur 2 000 hectares.

Dans le même temps, l’implantation des pôles urbains sur l’ensemble du territoire national permet d’apporter une réponse durable à la demande sociale de logements tout en freinant la prolifération des bidonvilles, conformément aux engagements de l’Etat.

  • L’accélération de l’offre en habitat social, un programme phare du PSE

Le secteur de l’Habitat occupe une place prépondérante dans le développement social, économique et culturel du Sénégal. Le gouvernement a mené beaucoup d’actions dans le secteur en matière notamment d’infrastructures, d’équipements collectifs et de logements. Des initiatives pertinentes ont été également entreprises dans le passé en matière d’institutionnalisation et de normalisation du secteur par la création de la Banque de l’habitat du Sénégal (BHS) et de la Société d’aménagement foncier (SCAT-URBAM), la mise en place du Fonds d’Amélioration de l’Habitat et de l’Urbanisme (FAHU), le lancement du premier programme Parcelles Assainies, l’appui aux coopératives d’habitat à travers le Bureau d’Appui à l’Habitat Social (BAHSO) et l’organisation de la profession de promoteur immobilier.

Ces efforts ont permis, pendant la décennie 1978-1988, de produire beaucoup de parcelles et de logements et de placer le Sénégal comme précurseur et pays de référence en Afrique subsaharienne en matière d’habitat planifié. Malgré tout, l’offre n’a jamais pu satisfaire la demande et, avec la disparition de la SCAT-URBAN et du FAHU, et la rareté des réserves foncières dédiées à l’habitat, le déficit a continué à grimper d’année en année. En dépit de cette perte de puissance, les activités du secteur se sont poursuivies, notamment du fait des promoteurs immobiliers et des programmes publics comme le plan Jaxaay et les Zones d’Aménagement Concerté (ZAC).

Dans ce contexte, le Chef de l’Etat a demandé au Gouvernement d’intensifier la mise en œuvre de projets de logements sociaux sur l’ensemble du territoire national à travers le programme d’accélération de l’offre en habitat social. Ce « projet phare » du PSE ambitionne de créer une dynamique pérenne de construction de dix mille (10 000) à quinze mille (15 000) logements par an pendant dix (10) ans.

Ce projet s’appuie sur la nouvelle politique d’aménagement du territoire prônant un rééquilibrage des territoires au profit des villes de l’intérieur parallèlement à la confirmation du rôle prééminent de Dakar et de son agglomération par le truchement des pôles urbains. En plus des avantages sociaux pour les populations logées, le projet contribuera à la relance économique du pays du fait des effets directs de l’immobilier sur l’industrie du bâtiment et, par conséquent, sur les entreprises de construction, les producteurs de matériaux, les établissements financiers et notaires, les bureaux d’études et cabinets d’architecture, les vendeurs d’équipements électroménagers et de mobiliers, etc.

En termes de développement urbain, le programme d’accélération de l’offre en habitat social du PSE appuie en conséquence la réalisation de projets tels que les pôles urbains, les Zones d’Aménagement Concertés (ZAC), les trames viabilisées mais aussi la rénovation urbaine et la restructuration de certains quartiers pour notamment lutter contre la bidonvilisation.

  • La politique de restructuration urbaine et de régularisation foncière

Pendant des décennies, la pratique du déguerpissement forcé était le modus operandi pour éradiquer le phénomène de l’habitat spontané. L’absence d’une politique préventive, prenant en charge l’habitat des ménages économiquement faibles et d’une offre spécifique de logements a amplifié l’occupation spontanée par des ménages cherchant à se loger.

La majorité de ceux-ci n’avait d’autre choix que d’occuper de façon irrégulière des zones libres non encore aménagées et parfois insalubres. D’où le cycle de prolifération de quartiers irréguliers en marge des grands centres urbains.

Pour faire face à ce phénomène, l’Etat a initié, depuis 1985, une politique de Restructuration et de Régularisation Foncière des quartiers spontanés afin de les réarticuler en les intégrant au tissu urbain régulier et d’assurer la sécurité foncière par une régularisation des occupations du sol.

Cette politique permet, dans une approche participative et inclusive, de dégager des emprises de voies et autres réserves foncières pour les équipements collectifs, afin de désenclaver et réaliser les réseaux divers.

Ces opérations d’urbanisme curatif, impliquent fortement les populations bénéficiaires, les autorités locales et les services techniques déconcentrés et centraux de l’Etat.

Cette politique est soutenue par des outils institutionnels et juridiques comme la loi 97-748 qui organise la procédure de restructuration et régularisation foncière, le Fonds de restructuration et de régularisation foncière (FORREF) destiné au financement, institué par le décret 96.386 abrogeant et remplaçant le décret 91-595 du 14 juin 1991. Pour bien mettre en œuvre cette politique, l’Etat du Sénégal a reconnu d’utilité publique la Fondation Droit à la Ville (FDV), par décret 2000-996 du 11 décembre 2000, investie d’une mission de service public.

Dans la poursuite de sa politique de lutte contre la prolifération de l’habitat spontané, 3 axes ont été dégagés :

  • La restructuration et régularisation du stock d’habitat spontané existant ;
  • La surveillance de l’occupation du sol par la création d’une police de l’urbain, la Direction de la surveillance des constructions et de l’occupation du sol (DSCOS) en 1984
  • L’anticipation dans l’occupation du sol par l’aménagement de trames viabilisées comme les ZAC.

Après la réalisation du projet pilote sur Dalifort, différents autres projets ont été réalisés par le projet DUA/GTZ et la FDV.

  • Restructuration et régularisation foncière de Pikine Irrégulier Sud à Dakar, 200ha, 75.000 habitants ;
  • Restructuration et assainissement de Pikine Saint-Louis, 180 ha, 65 000 habitants ;
  • Restructuration et assainissement de Khouma à Richard-Toll, 130ha, 25 000 habitants ;
  • Restructuration et régularisation foncière de Tivaouane phase I et II, en cours, plus de 20 quartiers concernés ;
  • Assainissement et Restructuration urbaine de Hann et Petit-Mbao en cours, 120 ha, 42 000 habitants ;
  • Restructuration et régularisation foncière de Grand-Médine et Arafat (en cours), retenue comme projet pilote dans le cadre du Programme Participatif d’Amélioration des Bidonvilles (PPAB / PSUP) financé par ONU-Habitat.

Dans l’optique de dépasser les interventions ponctuelles et passer à un programme national, des études généralisées villes du Sénégal sans bidonvilles, ont été réalisées en 2010 avec un atlas des bidonvilles et une stratégie de communication et de financement.

Dans le cadre du PPAB, une équipe pays composée des différents acteurs intervenant dans le développement urbain durable est en train de finaliser une stratégie mise en œuvre. Cette approche vise une synergie dans les interventions des différents acteurs au niveau de ces zones, une mutualisation des moyens à travers une planification quinquennal ou décennale. Ce programme complété par d’autres initiatives tel le programme d’accélération de l’offre en habitat social, permet ainsi de résorber le stock d’habitat spontané à l’horizon 2035.

Par ailleurs, avec l’extension progressive des voies de communication et le développement du transport vers les régions de l’intérieur, le Sénégal offre l’opportunité d’explorer ses multiples facettes.

 

Superficie 196 712 km2
Population 15, 7 millions d’habitants (estimation)
Langues Langue officielle : Français

Langues nationales : Wolof, Pulaar, Mandingue, Diola, Sérère, Soninke, Mandjak

Capitale Dakar
Devise Un peuple, Un but, Une foi
Villes principales Thiès, Kaolack, Ziguinchor, Saint-Louis, Tambacouda, Touba
Monnaie Franc CFA
Convertibilité Parité fixe avec l’euro : 1€ = 655,957 FCFA
Fuseau horaire GMT 
Climat Climat chaud et ensoleillé.

Saison sèche d’octobre à juin

Saison des pluies de juillet à septembre

Indicatif téléphonique 221
Fête nationale 4   avril